Plus grand fleuve au monde par le volume d'eau qu'il charrie, par le nombre d'affluents qui l'alimentent et la largeur qu'il atteint lors de ces confluences, l'Amazone est le deuxième plus long fleuve de la planète, juste derrière le Nil.
Avec 6280km de long, le fleuve Amazone couvre près de 6 millions de mètres carré dont la moitié au Brésil et le reste se partageant entre huit Etats:
Le Pérou, où il prend sa source,
La Colombie,
L'Equateur,
La Bolivie,
Le Vénézuela,
La Guyane,
La Guyane Française,
Le Surinam.
Son débit annuel, est estimé à 200.000 m3/sec, ce qui représente 5 fois celui du Zaïre, 10 fois celui du Mississippi, 75 fois celui du Nil, ou encore 115 fois celui du Rhône!
Ce débit unique au monde représente 20 pour cent de la quantité totale d'eau douce déversée dans les océans du globe.
La quantité de sédiment charrié chaque jour par le fleuve depuis les Andes jusqu'à son embouchure est estimé à 3 millions de tonnes, soit environ 1 milliard de tonne par an. Le sable, en se déposant dans l'immense delta qui termine le fleuve (plus de 100 km de large), forme un véritable labyrinthe d'îles très ramifié et en perpétuelle évolution. C'est ce sable qui donne au fleuve sa couleur brune. D'ailleurs, lorsque l'Amazone se déverse dans l'océan Atlantique, ses eaux modifient la couleur et la salinité de l'océan sur plus de 200 km.
À la nouvelle lune et à la pleine lune, une immense vague déferlante (le Pororoca brésilien, appelé mascaret en France), remonte depuis l'océan Atlantique sur presque 600 km à une vitesse dépassant 65 km/h. Les vagues ainsi produites peuvent atteindre 5 m de hauteur. En raison de son très grand débit, le fleuve Amazone réussit chaque jour à repousser les eaux de l'océan Atlantique sur plusieurs kilomètres, cependant pendant la nouvelle lune, cette situation est renversée et la violente rencontre de ces eaux se repercute sur toutes les rivières peu profondes du golfe amazonien. Sur la rivière Araguari, à quelques kilomètres en amont du fleuve Amazone, les vagues atteignent jusqu'à 5m de hauteur et modifient chaque jour le lit du fleuve, allant jusqu'à arracher des arbres sur leur passage.
Les indiens du Bas Amazone appelle ce phénomène, qui est encore plus intense entre les mois d'Avril et de Juin, poroc-poroc, ce qui signifie le destructeur.
Les têtes de source principales de l'Amazone sont l'Ucayali et le Marañón, qui toutes deux naissent dans les Andes et suivent un cours parallèle vers le nord avant de confluer près de Nauta, au Pérou. À partir de ce point de confluence, le lit majeur de l'Amazone coule vers l'est en direction de l'océan Atlantique.
Près de Huánuco, dans les hautes Andes, le Marañón sort d'un petit lac situé à 5800 m d'altitude. Il coule à travers les vallées des Andes vers le nord avant de dévier à l'est vers la plaine et parcours 1800 kms avant de rejoindre le lit de l'Amazone à Nauta.
Si on inclut son affluent, l'Apurimac, l'Ucayali parcours 2600 kms avant de rejoindre le Marañón à Nauta. Il est ainsi le plus plus long fleuve péruviens à participer à la formation de l'Amazone.
L'Amazone est alimenté par pas de moins de 17 grands affluents de plus de 1600 kms de long. Le Marañon et l'Ucayali sont seulement deux d'entre eux!
L'eau blanche (en fait de couleur beige) qui caractérise le fleuve Amazone est issue de ses affluents andins.
Les eaux blanches sont des eaux chargées de sédiments limoneux riches en nutriment qui favorisent le développement d'une faune aquatique d'une richesse incomparable. Leur pH est compris entre 6,2 et 7,2. Parmi les grands affluents andins à eaux blanches de l'Amazone on peut citer le Madeira, le Juruá, le Purú et le Japurá.
Les eaux noires
Les eaux noires, à la couleur brune car chargé en tanins et en acides humiques, proviennent principalement de la forêt primaire du massif guyanais. Leur coloration brune, qui ressemble à du thé foncé, est due à la décomposition de matières organiques végétales et à un pH très bas. La principale caractéristique des fleuves à eaux noires est leur pH acide (entre 3,8 et 4,9). Ces eaux douces, particulièrement acides, sont très pauvres en oxygène et en substance nutritives et se caractérisent par une très grande transparence (jusqu'à 3 mètres). Avec le rio Negro, qui est le plus connu des affluents Amazonien à eaux noires, o n peut citer les rios Uatumã, Nhamundã, Trombetas, Jari et Parú. On rencontre de nombreux characidés dans ces eaux acides, comme les Hemigrammus et les Hyphessobrycon. La coloration sombre de l'eau freine la pénétration de la lumière, déjà fortement atténuée par la forêt équatoriale, et pratiquement aucune plante immergée ne parvient à se développer. Les poissons se réfugient parmi les racines très tourmentées et trouvent aussi des abris parmi l'enchevêtrement des lianes aériennes qui retombent dans l'eau.
Les eaux claires
Les rivières à eaux claires prennent leur source dans des terrains cristallino-basaltique du massif brésilien. Leur pH est compris entre 4.5 et 7.8. Leur eaux sont claires car elles coulent sur des roches primitives où l'érosion est minime et, de ce fait, elles charrient peu de sédiments. Parmi les rivières à eaux claires, on trouve le rio Xingú, le Tocatins, l'Araguaia et le Tapajós. C'est dans cette région que sont récoltés les Nanostomus et de nombreuses espèces de poissons-chats, comme les Corydoras et les Hypostornus. Les cichlidés sud-américains sont aussi présents en grand nombre. Les genres les plus importants sont représentés par les Symphysodon, les Pterophyflum. les Astronotus, les Aequidens et les Apistogramma.
La rencontre des eaux.
A Manaus, au Brésil, le Rio Negro, qui a la couleur d'un café noir, rejoint le rio Solimões, de couleur beige, avant de se jeter dans le cours principal de l'Amazone. Pendant près de 15 km, les 2 fleuves conserve chacun leur couleur sans se mélanger. Ce contraste entre les "eaux blanches" du rio Solimões et des "eaux noires" du rio Negro a été rapporté par les Conquistadores dès le XVIème siècle. Aujourd'hui connu sous le nom de "rencontre des eaux", ce phénomène constitue la principale curiosité touristique de Manaus.
Le bassin amazonien couvre près de sept millions de kilomètres carrés, dont l'essentiel se situe au Brésil (avec près de cinq millions de kilomètres carrés), mais aussi en Bolivie, Colombie et dans les Guyanes.
Il peut être divisé en trois parties:
le haut Amazone, à l'Ouest, près des Andes;
le bas Amazone, dans le tiers central du bassin;
l'embouchure de l'Amazone, à l'Est.
Proche de l'équateur,. et avec une température annuelle moyenne de 26°C, le bassin amazonien possède un climat assez homogène. La région connaît une saison de forte pluviosité de Novembre à Juin, avec deux maxima en Janvier et en Juin; et une saison sèche, avec des températures très élevées, entre Juin et Octobre. Paradoxalement, c'est cette saison qu'on appelle l'hiver. Ces variations saisonnières de la pluviométrie agissent directement sur la largeur, la vitesse et le débit de l'Amazone. Lorsqu'il traverse les plaines du Brésil pendant la saison sèche, la largeur du fleuve est comprise entre 1 et 10 km; mais elle peut atteindre 50 km ou plus pendant les mois de fortes précipitations. La vitesse du fleuve passe alors d'environ 2 km/h à 8 km/h et le niveau des eaux peut augmenter de 15 mètres. Pour drainer les 15 mille milliards de mètres cube d'eaux que les pluies lui apportent chaque année, l'Amazone a creusé un lit profond dans les plaines qu'il traverse. Près d'Óbidos, au Brésil, la puissance du fleuve est telle que la profondeur de ses eaux atteint environ 90m.
On distingue plusieurs types de forêt au sein du bassin amazonien, qui dépendent directement du niveau d'eau atteint par le réseau fluvial de la région:
Les forêts de Varzea se développent le long des fleuves à eaux blanches et sont composées uniquement d'espèces capables de supporter de longues périodes d'inondation. On y trouve une grande variété de plantes aquatiques, flottantes ou non, et une forêt de grande ampleur, avec des arbres pouvant atteindre 60 mètres. Toutes les espèces animales et végétales qui vivent dans ces zones sont adaptées à la vie sous l'eau ou, pour de nombreux animaux, tels les singes, les oiseaux et les reptiles, à la vie dans les arbres d'où ils extraient leur nourriture et où ils se réfugient. La concentration en limons des eaux blanches favorise le développement d'une faune aquatique d'une grande richesse et 90 % de la production de poissons distribuée sur les marchés amazoniens sont extrait des ces fleuves.
Les forêts d'Igapo se développent le long des fleuves à eaux claires et noires. L'acidité des eaux et la faible concentration en sels minéraux de ces fleuves réduisent de manière significative la diversité des espèces présentes dans ces forêts. La diversité d'espèces dans ces forêts se limite à une cinquantaine d'espèces par hectare et les plantes aquatiques flottantes y sont moins nombreuses que dans les forêts de Varzea. Les berges du fleuve, appelées "baixo igapo", sont couvertes d'arbustes qui sont peu à peu remplacés par des arbres pouvant atteindre 40 mètres au fur et à mesure qu'on s'éloigne du rivage, vers le "alto Igapo". Les zones forestières abritent un grand nombre de plantes épiphytes et de lianes dont se nourrissent les oiseaux et les singes de la région.
Les forêts de terre ferme sont appelées ainsi car elles sont suffisamment distantes du lit des fleuves pour ne jamais être inondées. Ces régions s'étendent principalement en Amazonie occidentale et centrale. Les sols d'une grande fertilité, associés à une pluviosité importante, y ont permis le développement d'une forêt de grande ampleur qui abrite une faune et une flore les plus importantes et les plus diversifiées du bassin amazonien. On y compte jusqu'à 600 espèces d'arbres par hectare.
Les Campinas et les Campinaranas, en raison de leurs sols différents, sont beaucoup moins amples que les forêts de terre ferme au milieu desquelles elles se situent. Dans les zones de Campinaranas, les arbres présentent des troncs plus fin, le nombre de plantes épiphytes (qui poussent sur les arbres) est plus élevé et la canopée est plus ouverte. Ce contraste est encore plus marqué dans les régions de Campinas. On y trouve des zones sablonneuses où la végétation est directement exposée au rayons du soleil. Cette végétation se compose essentiellement d'arbustes à grande feuille et au tronc tordu, à la physionomie bien adaptée à ce milieu pauvre en eau. En outre, on trouve dans ces régions de nombreuses espèces d'orchidées qui sont endémiques des Campinas.
Commentaires
je tenais à te faire un petit messsage pour te dire que ton log est très agréanle :-)
Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.
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je tenais à te faire un petit messsage pour te dire que ton log est très agréanle :-)
Rédigé par: M.Bark | mars 15, 2008 à 11:01 AM
je suis très admiratif de ta lcidité d'esprt ;)
Rédigé par: florian lavoux | juin 08, 2008 à 06:24 AM
j'ai très souveny parcouru les pages de ton blog, j'adoere :)
Rédigé par: mr-Bark | juillet 09, 2008 à 02:05 PM